A ma mère

Publié le par Alfrédine Chope

Quatre mois. Quatre mois que je me sens ôtée d’un poids

Pesanteur sourde et béante, du fond de mon passé, fantôme

Revenant hanter toutes les nuits, sans relâche, cette môme

Menaçant depuis mes nuits, mes jours d’un indicible froid.

 

Oh, à coup de répétitions métaphoriques qui me rudoient

Est arrivé ce qui devait arriver, la femme-enfant symptôme

S’est trouvé un nouveau bourreau pour son âme hématome

Et pendant quatre années, cœurs et âmes, mon essence, broient.

 

Lors, je m’emploie, chaque instant à ma reconstruction,

Ainsi après une tempête durant comme toute mon existence

Je me suis embarquée à bord du bateau vers mon adolescence

 

Peu à peu, s’emboîtent les briques menant à ma destruction

Se dissipe mon malaise face à cette indécente déficience,

Maternelle démence trans-générationnelle… ma déliquescence.

 

Alfrédine Chope

Le 29/01/2012

Publié dans Alfrédine...

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D
Toute reconstruction demande une déconstruction en règle . Bon courage. Bises Dan
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A
outch ! Cela secoue, on ne ressort pas indemne de cette lecture...
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A
<br /> <br /> C'est que, j'ai été moi-même tellement secouée, que mon esprit ne voulait pas admettre la vérité et faisait tout pour la refouler, jusqu'au jour où ça m'a sauté à la figure. Maintenant, je suis<br /> obligée d'apprendre à vivre avec cette réalité, et ça aussi, ça secoue. Mais je crois que je peux y arriver. Ca prendra encore du temps, mais j'y crois.<br /> <br /> <br /> <br />