A mes plus beaux regrets

Publié le par Alfrédine Chope

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Peut-être est-ce l’âge qui avance doucement,

Et la maturité aidant, que sais-je, mais les brumes

Qui obscurcissent mon jugement, de coutume

Laissent parfois place à une lueur de bercement.

 

Je me sens comme un alcoolique, qui le restera

Pour toujours, même s’il ne boit plus une goutte

Pour le restant de ses jours, condamné à une joute

A son encontre, éternellement, il se testera.

 

Moi, je ne bois, ni ne fume, et ne me drogue point,

Je n’en ai même jamais eu l’envie ; mon drame,

C’est ce sentiment d’abandon, qui encore brame.

 

Comment aller à l’autre, sans risquer le désappoint ?

La peur fait prendre la fuite, et je rame, je rame

A vous Peter, Proxima… mes plus beaux psychodrames.

 

Alfrédine Chope

Le 10/05/2011

Publié dans Alfrédine...

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E
<br /> toujours en recherche ma chere Alfredine<br /> je ne vais pas te conseiller de te limer les doigts, ni de commencer à boire fumer et drogue par dessus le marché<br /> non simplement marche dans le silence de la campagne environnante.<br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Pour ses ans, Bénabar avait essayé de marcher seul sur la plage en Bretagne, comme le dit la chanson "Bon anniversaire", et ça n'avait pas eu l'air de lui réussir...<br /> <br /> <br /> Mais merci de ton soutien.<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> Une petite histoire: au début du 19e siècle, les cambrioleurs se limaient le bout des doigts pour avoi plus de sensibilité pour ressentir les clics du barillet des serrures. La sensibilité est un<br /> bel atout pour être réceptif aux belles émotions. J'ai mis très longtemps à m'exposer, j'ai pris des belles claques mais par ailleurs j'ai vécu de très belles choses qui m'auraient été interdites<br /> en restant cloitré. Petit témoignage amical; Dan<br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> C'est étonnant cette histoire que tu racontes.<br /> J'ai été kiné avant d'être interne en médecine. Et tous les kinés te diront la même chose je pense, quand on commence à travailler, on s'use la peau des doigts, et ça la rend hypersensible ! Au<br /> point, qu'on se brûle avec des trucs qui nous brûlaient pas avant. Et quand on prend des vacances et qu'on reprend le boulot, on est toujours étonné de voir, que ça nous refait le même coup à<br /> chaque fois.<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> touchant, avec un je-ne-sais-quoi d'un peu dur.<br /> Beau.<br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Wouah, à peine le temps de le publier, déjà commenté ! Merci.<br /> <br /> <br /> J'imagine que ce que tu ressens viens du fait que je ne m'aime pas. J'ai vraiment vécu l'enfer, à tenter l'impossible pour être quelqu'un d'autre, parce que je n'aime pas qui je suis. J'ai<br /> accepté l'idée que je ne pourrais pas être quelqu'un d'autre, mais je n'arrive pas pour autant à vraiment accepter l'idée qui suit, qui est que je dois m'accepter et m'aimer comme je suis, et que<br /> ce n'est que comme ça que les autres pourront m'aimer en retour. Et le temps passe, et les couples autour de moi qui se forment, les bébés qui naissent, et moi toujours seule, j'ai beaucoup de<br /> mal à le supporter.<br /> <br /> <br /> Et j'ai souvent l'impression que d'ici à ce que quelqu'un m'aime pour ce que je suis, parce que moi-même j'aurais réussi à le faire, il se sera écoulé tellement de temps, que j'aurais gâché toute<br /> ma vie, et je n'aurais pas d'enfant.<br /> <br /> <br /> Peter était vraiment quelqu'un de génial, et je sais que c'est moi qui me suis sabrée, parce que j'étais incappable de me faire à l'idée qu'un mec comme lui puisse s'intéresser à une nana comme<br /> moi. Et je continue encore aujourd'hui. Et j'arrive pas à m'en empêcher. Tout ça parce que j'ai trop peur qu'on m'abandonne.<br /> <br /> <br /> Je ne sais pas comment me débarrasser de cette peur.<br /> <br /> <br /> <br />