A Orphée

Publié le par Alfrédine Chope

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Orphée, tu es si petite, comment savoir

Avec ton air si enjoué et débonnaire

Qu’alors, simple amas embryonnaire

Ton sort, comptait parmi les plus noirs.

 

Pour toi, pas de diagnostic anténatal

Et désormais, quasiment trentenaire

A peine plus grande, un peu lunaire

Pas d’accès à ton univers azimutal.

 

Pourtant, malgré ton obscure maladie

Qui ta privé d’une voix, tu sais dire

Un mot que tu saisis mieux, et maudire

 

Ces patauds du verbe, diable comédie.

Ma pauvre Orphée, qui peut interdire

A ceux qui éprouvent, de dire sans dédire…

 

Alfrédine Chope

Le 04/09/2010

Publié dans Ma poésie médicale

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