Coeur mécanique

Publié le par Alfrédine Chope

Tel un réveil-matin qu’on ne veut plus entendre

Mon cœur parfois tente une faible sonnerie

Blessé, rapiécé, rafistolé tant il a été meurtri

De lui même aussitôt il refuse de s’éprendre

Un peu plus tous les jours, je me caparaçonne

Pour me protéger une armure me façonne

Mais tout ce métal forgé pour m’immuniser

De ton être ; petit à petit, m’a déshumanisée

J’ai appris à sécher toutes ces larmes cruelles

Qui bien des fois m’ont fait tant souffrir

Mais aujourd’hui la solitude est bien pire

Ainsi la douleur passée, presque mortelle

Prend aujourd’hui des allures désirables

Face à la crainte de n’être plus jamais aimable.

Alfrédine Chope

Le 13/02/2010

Publié dans Poèmes à Peter

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