Electrochoc

Publié le par Alfrédine Chope

Couchée dans un lit, j’ouvre à peine les yeux,

Tous les jours ma clinophilie fait de moi cette loque,

Mais on me jure que tout ne peut qu’aller mieux,

Puisqu’il semble que j’ai reçu un grand choc

 

Je ressens une douleur intense à rendre l’âme

Je me tords, ne peux ni respirer ni manger

Le seul antalgique serait de se planter une lame

Pour la faire disparaître, que puis échanger?

 

Depuis trois jours, je souffre d’une totale amnésie

Dans ma mémoire, rien ne peut s’ancrer

Tout ça ressemble à s’y méprendre à une franche hérésie

Mais comment tout cela a-t-il bien pu s’opérer ?

 

Son regard est mon dernier souvenir et dans cette intonation…

Tout semblait me dire ce que j’avais envie d’entendre

C’est ça ! Un seul diagnostic est à porter à mon attention

 Il n’y a que la foudre pour ainsi vous répandre

 

Alfrédine Chope

Le 22/09/2009

Publié dans Poèmes à Peter

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