Et le temps

Publié le par Alfrédine Chope

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Une des nombreuses représentations des "Montres molles" de Salvador Dali

 

Par quel prodigieux artifice ou étrange algorithme

L’Homme a-t-il bien pu quantifier et inventorier

Un fluide que l’on ne peut jamais répertorier ;

Le temps qui coule toujours à son propre rythme

 

Sans se soucier des outrageuses conséquences

Que l’on aimerait stopper, de son immuabilité

Qui, se pourrait-il, le dote d’une impartialité

Car chacun à son heure, à l’éternelle jouvence

 

Doit faire ses adieux, et aux affronts de ce temps

Qui courre sans fin vers l’avant, et s’égrène

Sans se soucier de nous, pauvres schizophrènes…

 

Que de regrets perdus dans ces anciens printemps

Que l’on ne peut plus retoucher, comme ces sirènes

De silicone, mais dont l’âme, s’assèche, se gangrène…

 

Alfrédine Chope

Le 15/05/2010

Publié dans Inclassable

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