Hommage

Publié le par Alfrédine Chope

Médecin Montpellierin

 

Aujourd’hui un médecin s’en est allé

Quand ce qui vous tient le plus à cœur

Ce n’est que soulager peines et douleurs

Un aléas, une erreur, est vous êtes avalé

 

 Si difficile de vivre avec le poids de sentir

Qu’un instant peut-être vous avez failli

Que surhomme vous n’êtes pas, et affaibli

Démoli, il vous faut en plus affronter les tirs

 

De ceux qui réclament non pas réparation

Mais bien vengeance ; et la lâcheté

De ceux qu’il y a peu, sans ambiguïté

 

Vous assuraient de toute l’appréciation

Qu’ils avaient pour vous, et de l’amitié

Sincère… aussi vite disparue que leur pitié.

 

Alfrédine Chope

Le 03/04/2010

Publié dans Râleuse

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A
<br /> bel hommage, très.<br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Il se trouve que j'ai connu une amie très proche du défunt. Son émotion lorsqu'elle a appris son décès alors qu'il était porté disparu depuis une semaine, m'a touchée.<br /> <br /> <br /> Par ailleurs, étant moi-même dans ce domaine (je suis interne en psychiatrie), je n'ai pas eu de peine à imaginer la souffrance qu'il a pu endurer, lorsqu'on n'a à coeur de soigner et qu'on est<br /> littéralement lapider et abandonner par ses pairs, ceux-là mêmes qui vous juraient tout leur plus grand soutien 5 min plus tôt... La médecine n'est pas fait pour les héros au coeur tendre.<br /> <br /> <br /> <br />