La soliste

Publié le par Alfrédine Chope

Seule sur scène, elle dialogue avec son piano

Une rose dans un soliflore, posée sur la laque

Noire, vibre à chaque petit marteau qui claque

Une corde, et encore une note pour un Cyrano.

 

Ses infinis doigts, effilés comme des rasoirs

Filent et courent sur le clavier comme l’onde ;

Si rapides qu’ils quittent ce bruyant monde

Ne reste qu’elle, les notes de son piano, le soir.

 

Plus l’âme et le cœur sont lourds et gourds

Plus la musique s’impose à ses doigts, s’affole

Extraite de son corps, son âme regarde, folle

 

Ses doigts qui, à demi-note, hurlent au secours

Plume assassine, ton poison en ses artérioles

Une dernière note, et sur scène, elle s’étiole.

 

Alfrédine Chope

Le 19/09/2010      

Publié dans Ma poésie médicale

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