Le jazz chante aux ancolies

Publié le par Alfrédine Chope

Je perçois mieux du fond de ma mélancolie

Le son si grave et sourd de la contrebasse

Qui ainsi marque le tempo de mon âme lasse

Oh ! Jazzie jazz, que te raconte les ancolies ?

 

Le pincement rythmé de ses cordes fait vibrer

Leurs petits cœurs bleus, traduisant la folie

De leur amour, se dispersant sous cette folie ;

Et au vent les notes emportées vont célébrer

 

Mon pauvre cœur qui rejoint celui de ses sœurs.

Au son de la contrebasse, je vibre en harmonie

Avec mes sœurs ancolies, et je pleure sans félonie.

 

Mon âme ne s’est point trahie et à une consœur

De route et de tristesse, je confie mon anhédonie

Mes envies s’étant comme perdues en une cacophonie…

 

Alfrédine Chope

Le 13/08/2010      

Publié dans Poèmes à Proxima

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